Wendy Delorme a récemment fait 4ème de couv. de libération (portrait du 21/11/07).
Intriguée par cette drôle de femme, je me suis lancée dans son dernier ouvrage “quatrième génération”.
Cette ouvrage classable dans la littérature à mon avis plutôt érotique est aussi un essai qui remet en cause “LA” vision de la société en terme de “genre”.
Tu es un garçon = tu joueras aux petites voitures
Tu es une fille = tu joueras aux poupées
Entre les descriptions des pratiques sexuelles (avec positions, taille des godes…), nous avons des tirades très intéressantes :
“l’identité Fem, c’est un truc sur lequel le féminisme de troisième génération a beaucoup planché. La première génération a dit on n’est pas des femmes, on le devient, la deuxième génération a dit les lesbiennes ne sont pas des femmes, et la troisième génération a dit les fems aussi sont des lesbiennes. Pour faire simple, une fem c’est une gouine qui n’a rien contre les jupes, les talons hauts, le vernis à ongles et le maquillage. Voire éventuellement en surajoute. (…)
Je sais que le matin (ou le soir) dans ma salle de bains, je me fabrique, je me transforme en femme, parce que ce n’est pas une question de bilologie être une femme, c’est en partie du déguisement, et surtout de la conviction d’en être une.”
“Les fems n’ont pas forcément envie d’être jolies gentilles patientes souriantes et maternelles comme on le leur a appris, elles ne sont pas forcément pour le mariage homo ou l’adoption parce que pas forcément pour le mariage ou la famille en général. Les fems c’est plutôt le mariage du bas résille et de la botte de combat, de l’escarpin et du poing américain, du manteau léopard et de la haine des types qui viennent te brancher dans la rue. Les fems se sont faites elles-mêmes avec souvent la rage au bide.”